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vendredi, 13 avril 2012

Les Jeudis de l’Avenue du Théâtre (Lausanne)

Un archipel de poésie romande

 

Lecture-présentation le jeudi 10 mai 2012 à Lausanne

  

Mousse Boulanger ○ Maurice Chappaz Pierre Chappuis ○ Edmond-Henri Crisinel Jean Cuttat ○ Vahé Godel ○ Georges Haldas Philippe Jaccottet ○ Monique Laederach ○ Jean-Georges Lossier ○ Pierrette Micheloud Anne Perrier ○ Ferenc Rákóczy ○ Werner Renfer ○ Gustave Roud ○ Pierre-Alain Tâche ○ Jean-Pierre Vallotton ○ Alexandre Voisard ○ Pierre Voélin ○ Frédéric Wandelère ○ Luc Wenger ○ et quelques autres sans doute au gré du  joli vent de  mai

 

 

Pour honorer le Printemps des poètes, Ferenc Rákóczy a le grand plaisir de vous convier à une soirée dédiée le 10 mai à19h à quelques poètes romands édités par l’Age d’Homme, poètes qu’il présentera et lira avec Nancy Chevrolet.

À cette occasion, le peintre Nicolas Bertholet donnera, sur toiles grands formats, une libre interprétation des lectures choisies.

La soirée aura lieu dans les locaux des éditions de l’Age d’Homme, à l’avenue du Théâtre 2-4, 1002 Lausanne (accéder par l’escalier qui descend à droite – donc côté ouest – du bâtiment de Coop-City St-François).

 

Entrée libre

mardi, 07 février 2012

Mathias Clivaz aux Jeudis de l'Avenue du Théâtre (Lausanne)

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Pour inaugurer les Jeudis de l'Avenue du Théâtre, Ferenc Rákóczy a le grand plaisir de vous présenter Ny aina de Mathias Clivaz, qui lira avec Sébastien Duperret son texte le 23 février à 19h.

Ny aina est le récit d’un voyage à Madagascar où l’auteur a été professeur de français et de philosophie entre 2008 et 2009.

La soirée aura lieu dans les locaux des éditions de l'Age d'Homme, à l'avenue du Théâtre 2-4,  1002 Lausanne.

Entrée libre.


Cliquez ici pour trouver le livre sur le site des éditions de l'Age d'Homme


dimanche, 07 août 2011

Les jeudis du Grand-St-Jean (Lausanne)

Vous êtes tous cordialement invités

le jeudi 25 août 2011, à 20h

à la place Grand-St-Jean 1, 1er étage.

Anne Corthay, comédienne, et Ferenc Rákóczy y liront

  pour leur plaisir et le vôtre,

Le Bord des Limbes,

pièce en un acte pour deux personnages -

sur le thème du déni de grossesse

PS: prière de s'inscrire sur le blog

 

mercredi, 02 février 2011

Les jeudis de la Louve (Lausanne)

arton75.jpgGuy Raffalli, flûte

                                    Dans la Musique du Monde

            (Visions pour flûte expérimentale, néo-classique et subversive)

                        Jeudi 24 février à 20h

                                  Place Grand-St-Jean 1

                        Mei (1962), de Kazuo Fukushima

            Sequenza I pour flûte (1958), de Luciano Berio

 Requiem (1956), de Kazuo Fukushima

Cinq Incantations pour flûte (1936), d’André Jolivet

                                           Shun-san (1969), de Kazuo Fukushima

Le programme sera précédé d’une soupe hivernale et soutenu par la lecture de textes de Ferenc Rákóczy (Éoliennes)

Entrée libre, prière de s'annoncer, les places étant limitées!!!

mercredi, 26 janvier 2011

"Bleu Magritte" ou les amours de Louise Anne Bouchard

Née à Montréal mais installée en Suisse depuis près de vingt ans, Louise Anne Bouchard a publié huit romans et un recueil de nouvelles. Cet auteur, qui prétend écrire sous le signe d'une transe totalement assumée (ce qui en fait une lointaine disciple d'André Breton), s’est vue adjuger en 1994 le Prix Contrepoint de la Littérature pour La Fureur, un roman déconcertant et hypnotique qui raconte l’histoire d’un amour incestueux entre une jeune fille de 17 ans et son père. Nous avions déjà été touchés par ce livre d’une force poignante et d’une très grande densité, qui donne à voir – de l’intérieur – la transgression des normes, face à une réalité perçue en sa monstruosité sociale, inacceptable et pourtant vécue dans l’abandon et la passion partagée. Car ici la fiction ne dérange jamais ce qui, dans sa présence au monde, est son poids de passé, ce silence que rien ne peut troubler, sinon le pépiement d’un oiseau sur le bord de la fenêtre. 

On peut dire que, de façon générale, le couple et les différents costumes qu’il est amené à prendre au cours des âges de la vie, apparaît comme le principal matériau de la recherche romanesque de Louise Anne Bouchard. À travers ces destins qui se croisent dans la souffrance et la révolte, ses récits déroulent, en profondeur, le thème éternel de l’être humain dont la soif d’absolu se heurte aux multiples obstacles que constituent les habitudes, les pouvoirs établis et les faiblesses même de l’individu. Des anecdotes croustillantes, de l’exagération, de la méchanceté, de la poésie, une certaine crudité parfois, de la description méthodique, bref, de beaux miroirs même s’ils sont parfois déformés. Car tout est toujours polarisé dans l'univers de Louise Anne Bouchard, et nul jamais n'échappe à son destin.

Bleu Magritte, son dernier ouvrage, raconte avant tout les amours enfantines de Douce, une petite Montréalaise, fille d’un criminologue, égarée dans l’Uccle, quartier chic à la lisière de Bruxelles, et qui pourrait bien être comme une sorte d’alter ego fictionnel de l’auteur. Au hasard d'une rencontre devant une vitrine, elle tombera amoureuse d'un garçon de son âge, qu'elle fréquentera neuf mois, le temps d'une gestation. Tout est toujours quête dans le regard de ces personnages pas si naïfs que cela au demeurant : quête de tendresse, de reconnaissance, d’un nouveau langage secret – celui des amoureux, qui échappe à tout dictionnaire. Comment ne pas se sentir proche de ces pages sur l'enfance, quand tout sonne si juste, si proche de l'émotion véritable?

En parallèle, on y propose une réflexion très pertinente sur le passage du temps, qui tamise les expériences et leur redonne une fraîcheur, une labilité, une transparence nouvelle dans la lumière du regard qui a su prendre le risque d’aimer. Il est un point nodal d’amour où présent et passé se confondent dans la conscience émerveillée. La trame romanesque de ce beau livre est excessivement prenante, et les figures centrales sont fulgurantes, inoubliables. Tout semble sourdre du dedans. Une écriture d’un classicisme exquis, un émerveillement des mots, une langue précieusement juste. Le discours amoureux y prend l’ampleur d’une métaphore de la force germinatrice, toujours en mouvement, comme un morceau de jazz très enlevé, comme les phénomènes de transe à travers lesquels l’écrivain prétend lire le monde, à la merci des évènements, et cependant toujours fidèle à elle-même et aux impératifs de son art. 

Bleu Magritte, Éditions de l'Aire, Vevey, 2010

mercredi, 28 avril 2010

Laissez dormir les bêtes

51fJbDtlJ-L._SL500_AA300_.jpgChers amis des animaux et des lettres, une fois n'est pas coutume, voici l'annonce de  publication pour mon dernier livre, au dos duquel on peut plus ou moins lire après avoir chaussé les lunettes d'usage:

« Un homme attaché qui hallucine sur son lit, une cuisinière pleine de sollicitude pour les escargots, un orphelin métamorphosé en carpe, des gens du voyage parqués sur une décharge chimique, une jeune femme volontaire et sensuelle, mais qui ne s’accepte pas, un groupe d’artistes peintres dévoyés par leurs folles ambitions, qu’est-ce qui peut bien rassembler des destins à première vue si épars ? Peut-être le besoin de retrouver, en dépit du caractère fragmentaire de toute existence, un peu de fraternité, un idéal qui permette de se soutenir, mais aussi et surtout les voies de la vie secrète – rêves, fantasmes ou obsessions. Comment se reconstruire à partir de l’irréparable cassure ? Comment dormir quand on est condamné à perdre sans cesse ce qui nous importe le plus ?

C’est ces dilemmes que chacun des personnages qui hantent ces pages tente à sa façon de résoudre. Pour ces animaux ultrasophistiqués que nous sommes devenus, à des années-lumière les uns des autres, enfoncés dans la recherche d’une vérité inatteignable, quel espoir reste-t-il ? Loin de l’exhibitionnisme sordide, de l’impudeur ou de la dérision, ces six récits semblent avoir été conçus comme des romans miniatures et, à ce titre, ils expriment une certaine façon de se mouvoir au cœur du monde contemporain. Quoi qu’il en soit, les fictions flamboyantes de Ferenc Rákóczy, souvent drôles, toujours inspirées et aussi imprévisibles que l’être humain lui-même, nous infligent une profonde secousse morale tout en nous restituant notre part d’humanité. »

Laissez dormir les bêtes, récits, L'Age d'Homme, Lausanne, 2010

Lire un avis sur Critiques libres

Commander Laissez dormir les bêtes sur le site des éditions l'Age d'Homme

dimanche, 07 mars 2010

Comme une vie sous la langue

Lucien Noullez, après nous avoir surpris par des poèmes de plus en plus ténus, en suspension presque dans la perfection de leurs images, démontre avec la publication d’Une vie sous la langue (L’Âge d’Homme, 2009) que tout journal littéraire se met pour ainsi dire obligatoirement du côté du fragmentaire, de l’informe, de l’inachèvement, et que c’est bien ainsi qu’il parvient à nous offrir le meilleur de lui-même. Rappelons brièvement que Noullez, d’origine wallonne, est né à Bruxelles en 1957. Il est enseignant, poète et critique littéraire. Il a également donné un très beau récit mi-autobiographique, mi-romancé, L’érable au coeur (L’Âge d’Homme, 2009), racontant avec beaucoup de sensibilité et de vergogne tour à tour une enfance bruxelloise des années soixante et les incroyables aventures d’un jeune gendarme de la Grande Guerre, qui dut sa survie à l’amitié, à un cheval et à son amour pour le violon.

À mi-chemin entre celui de Julien Green (qui lui sert d’ailleurs de sésame et de pôle entraînant) et celui de Charles Juliet (pour le caractère immédiat du style), son journal littéraire a beau couvrir une période limitée (les années 2001 à 2002), il manifeste néanmoins une ouverture au monde exceptionnelle. Une prose drue, rythmée, parsemée de trouvailles poétiques en permanence justes, données (« recueillies »). Sans doute s'agit-il d'une « simple attention aux minuscules dissidences de l'instant », mais n'est-ce pas là que se révèlent les choses cachées, que s'approfondit le mystère de l'existant? Rien de moins guindé, rien de plus instructif que ces pages pour entrer dans l’intimité de son auteur, et on le suit avec délectation dans ses voyages, son quotidien, ses réflexions autour de la marche des choses, de la bible ou encore de la musique, omniprésente dans sa vie.

Car c’est en effet la merveilleuse musique qui sert de fil conducteur au diariste : on la sent douce, spirituelle, toujours très agissante, porteuse des mêmes pouvoirs consolateurs que la poésie en somme (« La musique élargit la prairie. »). Un tremplin pour sauter au cœur de l’art (entendu que tout le cosmos est appelé à devenir art), pour faire revivre une seconde fois le quotidien à travers les mots. En même temps, Noullez – qui est la modestie même – conçoit la tenue du journal comme l’exploration d’un genre littéraire à part entière, éclairé par la foi, à telle enseigne qu’il en devient un filtre et un fabuleux tamis du temps, l'oeil de la mémoire qui est là, qui veille et comprend. Les passages sur les enfants de la rue sont poignants, ils apparaissent comme un rappel à l'ordre, une injonction à agir. C’est parce qu’il est si proche de la vie et des êtres (même les plus démunis) qu’on sent se développer une fraternité, un incommensurable élan vers cette nouvelle définition de la sensibilité.


Lucien Noullez, Une vie sous la langue, éditions L'Age d'Homme, Lausanne 2009

lundi, 15 juin 2009

Sylvie Bourban ensorcelle le L.A.C. à Vevey

sylviebourban.jpgHeureux les visiteurs qui ont pu entendre, ce dimanche 14 juin, au Local d'Art contemporain (L.A.C) de Vevey, le Sylvie Bourban Jazz Quartet. Emmenés avec fougue par la chanteuse et compositrice Sylvie Bourban, le contrebassiste Fabien Sevilla, Kevin Chesham à la batterie et le pianiste Asaf Finkelstein (de Tel-Aviv) ont littéralement ensorcelé la salle. Instants exceptionnels où l'on a eu l'impression de toucher au ciel en s'envolant très loin dans la quatrième dimension. Que ce soit à travers les standards, de nombreuses compositions originales, des demi-improvisations cosmiques, des morceaux de bravoure empruntés à Esbjörn Svensson (parmi d'autres), la samba ou encore un Tom Waits extrêmement émouvant, il y a en permanence chez la jeune Valaisanne une façon originale de s'approprier la texture musicale, de passer outre la technique pour faire vibrer la plus pure des émotions, celle qui transporte et va directement au coeur des choses.

Avec elle, tout devient rythme, lumière et ombre, sons amples et solaires, comme le pépiement de certains oiseaux qui nous transportent à l'aube dans un univers qui est à la fois celui de l'enfance et celui de la pleine maturité. Son monde est d'une élégance rare et raffinée, d'une folle exigence, d'une liberté étourdissante, et pourtant il parle le langage de la douleur mais aussi de la joie la plus pure, directement, sans détours, il pulse avec une énergie quasi stellaire. On notera également la belle cohésion du groupe qu'elle a formé pour l'occasion, avec un Fabien Sevilla plein de tact, un Kevin Chesham qui fulgure d'inventivité et dont la présence est sans défaut: à eux deux ils transcendent la notion de section rythmique, offrant un véritable noyau d'énergie en fusion. Une mention spéciale à Asaf Finkelstein, dont la très grande classe ne laisse pas d'étonner tout au long du concert.

Sylvie Bourban sait jouer de la pédale à distorsion comme aucune chanteuse d'aujourd'hui, et son scat nous emmène vers des bruitages absolument inusités et surprenants (claquements de langue, miaulements, chuintements, gloussements, montées vocales à la limite du cri, de l'aboiement). Son style est unique et c'est en même temps le plus ancien qui soit, parce qu'il fait appel à des forces très profondes, à des formes très savantes. Mais la chanteuse reste toujours à l'intérieur, ou derrière, ou au-delà, ou au-dessus, nous faisant passer de la tension parfaitement maîtrisée au saisissement. À ce titre, elle réinvente la musique, elle en fait un objet merveilleux, cette écharpe qui se tisse, défait et retisse d'un musicien à l'autre, se réinvente et se transmet sans cesse, à l'infini, parce que l'authenticité existe pour de bon et qu'elle a comme corollaire, bien sûr, la plus absolue des passions.

MySpace de Sylvie Bourban

mercredi, 25 février 2009

La Librairie-Papeterie Espace Le Pays de Porrentruy en danger

Qu'est-ce qu'une librairie sinon un espace privilégié où l'être de la liberté trouve à s'exprimer d'une façon unique et personnalisée dans notre société de plus en plus tournée vers le vulgaire, la rapidité, l'absence de liens?

Depuis la fin de l'année passée, celle de Porrentruy, qui est pour ainsi dire une rescapée de son espèce en Ajoie (Jura Suisse), se trouve gravement menacée de disparaître, comme tant d'autres. C'est à la fois une terrible nouvelle et une bien belle histoire, puisque le sauvetage a été décrété et rondement pris en main par la fille de Monsieur André Lièvre, le libraire en titre.

Cette dernière a donc lancé une action auprès des amis et de son réseau personnel, et il semblerait bien qu'elle ait réussi à susciter une mobilisation suffisamment large pour que la récolte de fonds aille bon train.

Tout ceci n'aurait sans doute pas été possible sans l'attachement que l'ensemble des Ajoulots ont pour leur libraire, pour son savoir-faire, sa générosité et son humansme, sa vaste connaissance de nombreux champs de la littérature d'hier et d'aujourd'hui.

Jamais avare d'un bon conseil de lecture, il a toujours un sourire et un gentil mot pour chacun, malgré les épreuves de la vie, de sorte qu'avec son enseigne, c'est un peu de son âme que l'Ajoie perdrait avant tout.

Espérons que cette catastrophe n'arrive jamais!

vendredi, 12 décembre 2008

Fraîchement sorti de presse...


978-2-8251-3892-2_1.jpgFidèles et surtout très inconscients lecteurs du virtuel, vous avez - enfin! - la possibilité de lire sur papier certains blogèmes, réunis au fil de ces pages à de nombreux autres aphorismes poétiques taillés dans le même bois - celui dont on fait les chaises, les livres et surtout les allumettes... Si la poésie vit d'espace, l'hiver venu, cet espace vient à manquer. Alors, c'est l'occasion de mettre un peu d'ordre dans l'élémentaire de nos sensations, de se réfugier Dans la noix du monde. Peut-être s'agissait-il tout simplement d'allumer une mèche dans l'obscurité de nos centres, plongeant l'être dans des états qu'il avait oubliés et qui le renouvellent?

Un livre est avant tout un acte de vie, une lutte contre notre indigence profonde, mais c'est aussi une trace de ce que l'on fut, là-bas, loin du bavardage et de la confusion, à un moment donné, comme un morceau de nuit arraché à la nuit... Voilà, disons: une entrée possible dans le grand labyrinthe du monde qui m'est apparu sous la forme à la fois rapetissée et magnifiée de la noix. La poésie n'est rien d'autre que cela: un saut dans l'inconnu. Une noix ouverte sous nos doigts...

Ou encore: une façon de subir la misère sans se laisser écraser, comme une échappée hors de soi, un éveil à ce qui est issu du plus profond. Oui, il faut avoir le courage de tâtonner... Et au bout de ce tâtonnement, une transparence survient, qui indique que l'unité espérée a été frôlée une fraction de seconde, ou que du moins quelque chose a pu être apaisé.

Le texte est précédé d'un entretien avec Patrick Vallon sur le thème de la poésie aphoristique en tant que vecteur de  connaissance.

 

Lien de vente directe sur le site des Éditions l'Âge d'Homme