Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 27 avril 2017

"Avant l'oubli" - invitation à l'avant-première le 29 avril à Lausanne

Avant l'oubli.jpg

Chers amis du cinéma et de la poésie,
 
Nous avons le plaisir de vous rappeler l'invitation le samedi 29 avril à 17h à l'avant-première lausannoise d'Avant l'oubli, notre dernier court-métrage de fiction sur le thème de la maladie d'Alzheimer.
 
La projection sera précédée de Dans ses mains, un autre court-métrage tourné par StrangeClouds, dans lequel apparaît également Josiane Bataillard, l'actrice qui porte le personnage principal d'Avant l'oubli, et à qui nous dédions la soirée.
 
La séance gratuite aura donc lieu au cinéma Bellevaux à Lausanne.
 
Les places étant nombreuses, vous pouvez amener qui vous voulez et même diffuser l'information autour de vous.

vendredi, 14 avril 2017

AVANT L'OUBLI en avant-première le 29 avril à Lausanne

 

Avant l'oubli1.jpg

Chers amis,

Nous avons le plaisir de vous inviter le samedi 29 avril à 17h à l'avant-première lausannoise d'Avant l'oubli, notre dernier court-métrage de fiction en partie filmé pendant la manifestation du Midnight run, sur le thème de la maladie d'Alzheimer.

 
La projection sera précédée de Dans ses mains, le second court-métrage tourné par StrangeClouds, dans lequel apparaît également Josiane Bataillard à qui nous dédions la soirée.
 
Faites-vous accompagner par qui voudrez, les places disponibles sont nombreuses et comme d'habitude, tout le monde est le bienvenu!
 
La séance gratuite aura lieu au cinéma Bellevaux, à la route Aloys-Fauquez 4, à Lausanne. Vous trouvez le plan d'accès sur leur site:
 

samedi, 20 août 2016

Ecrire, l’été, les pieds nus ou à l’aise dans les baskets…

FOQA3745.jpegLes éditions du renard par la queue ont le plaisir de vous convier aux quatre ateliers d’écriture que Josiane Bataillard organise pour la rentrée 2016.
 
Tous les premiers samedis du mois (3 septembre, 1er octobre, 5 novembre et 3 décembre) de 9h30 à 13h30, pour faire le tour du pied, de la chaussure, du corps qui danse.
 
Progression adaptée suivant les envies. 30 CHF pour les 4 heures.
 
L'atelier est limité à 10 personnes, s’inscrire directement auprès de Josiane Bataillard: josiane.bataillard@ouvaton.org
 
Lieu : 1, Place du Grand-Saint-Jean, Lausanne, 1er étage. Cabinet de psychologie.
 
Consulter également : http://lesmotsdesrives.com/

dimanche, 08 mai 2016

Deux ateliers d'écriture sur le thème "écrire l'intime"

Chers amis,
 
Pour faire suite aux nombreuses demandes que nous avons reçues, Josiane Bataillard vous propose un atelier d'écriture limité à 10 participant(e)s décliné sur deux dates:
 
 
21 mai: l'idée est de "dénouer" nos imaginaires en partant des traces de notre quotidien : apportez toutes sortes de tickets, des photos (les vôtres ou d'autres prises dans les magazines), des plans, des papiers (dos d’affiches, des bouts de phrases ou citations, chutes d’emballages). Avec une panoplie de stylos ou de feutres, cela devrait constituer un magasin d’écriture idéal, ou un anti-magasin. Magasin d’images, de mots, de souvenirs.
Dans un deuxième temps nous passerons à l'écriture d'un journal personnel qui sera compris dans un environnement collectif. Autrement dit, nous explorerons la façon dont le sujet, vous, ou le JE que vous investirez, peut se situer dans cet environnement.
 
4 juin: vous serez invité(e)s à un "voyage autour de votre chambre", à la manière de Xavier De Maistre. A votre manière aussi.
Quelques variantes ne sont pas à exclure, car comme vous le savez, nous privilégions la recherche et l’inventivité.
 
Dates:
21 mai et 4 juin 2016, de 10h à 13h
 
Lieu
Locaux des Editions du renard par la queue
Cabinet psychologique, 1er étage
Place Grand-St-Jean 1
1003 Lausanne
 
Prix indicatif: 20FCH, en aucun cas le prix ne doit vous empêcher d’assister à l’atelier. L’envie d’écrire prime, l'inscription est éventuellement négociable.
 
S’inscrire directement auprès de Josiane Bataillard: josiane.bataillard@ouvaton.org
 

dessin couleurs inversées.jpeg

« ...un flot de mensonges va sortir de mes lèvres, mais il est possible qu’un peu de vérité y soit mêlé… »
Un Lieu à soi, Virginia Woolf, trad. Marie Darrieussecq, Denoël,
 
« Il semble que la fatalité s’acharne à vous tenir dans l’inaction. Impuissance à se mettre au travail. Tous les prétextes sont bons pour repousser d’une heure encore la rencontre avec sa solitude. »
Septentrion, Louis  Calaferte, Gallimard
 
 

mardi, 03 mai 2016

Dans ses mains, le dernier court-métrage produit par StrangeClouds

DANS SES MAINS.jpg

Un tout grand merci à Nicolas Bertholet d'avoir concocté de si bonne grâce l'affiche de notre dernier petit film! Et bravo encore à toute l'équipe, Karim Trabelsi en tête, qui a réussi à nous monter un court-métrage à la fois humain et dynamique! Tout bientôt dans vos festivals: Dans ses mains, 18 minutes, 2016.

Site de StrangeClouds

vendredi, 11 mars 2016

"Ecrire l'intime" le 2 avril à Lausanne, encore un événement littéraire à la portée de tous!

intime 2 noir sur blanc.jpeg

Les éditions du renard par la queue ont le plaisir de vous inviter le samedi 2 avril:

Atelier d'écriture de 10h à 13h: écrire l'intime
Animation: Josiane Bataillard
Le but de l'atelier est d’initier un journal personnel sous la forme de petites notes, "fatras" (le mot est d'Amiel), pages pour soi (d’un soi toujours recomposé), selon nos désirs d’Histoire ou de plus banales histoires de voyages, quêtes amoureuses, aventures imaginaires…
D’autres formes impures, parfois même classées sous l’étiquette de  « roman »  pourraient être proposées, comme autant d'enjeux d’écriture pour une intimité à réinventer.
Prix: 10 CHF
 
Lectures à 20h : 2 voix pour 4 auteurs
Josiane Bataillard et Catherine Dubuis
Pierrette Micheloud : Journal de mes amours
Marguerite Burnat-Provins : Le Coeur sauvage, ou  Vous, ou  Poèmes troubles
Mireille Havet : Extraits de son Journal 1918 1919  
Violette Leduc : La Bâtarde
 
L'atelier et les lectures auront lieu dans les locaux de la maison d'édition à Lausanne, au premier étage de la place Grand-St-Jean 1.

dimanche, 06 décembre 2015

LA FRONTIERE AU CINEMA, conférence le 10 décembre à Lausanne

 

images.jpg

Chers amis du cinéma,
 
Nous avons le plaisir de vous inviter à une conférence donnée par Abderrahmane Bekiekh le jeudi 10 décembre à 19h dans les locaux de notre petite maison de production de StrangeClouds, à la place Grand-St-Jean 1, à Lausanne.
 
Sous le titre de LA FRONTIERE AU CINEMA, Abderrahmane donnera donc une conférence d'une durée de trois heures. Le prix de l'intervention est de 40 CHF. L'entrée est libre pour les proches et bénévoles de StrangeClouds.
 
Pour clore la soirée, le verre de l'amitié est offert par notre petite maison de production.
 
Je me réjouis de vous voir nombreux!

samedi, 07 novembre 2015

"Constance" et "Walnuts" ::: avant-première lausannoise

images-1.jpg

Chers collaborateurs et amis de StrangeClouds,
 
Nous avons le plaisir de vous inviter le 18 novembre à l'avant première lausannoise de nos deux dernières réalisations filmiques:
 
Constance, court-métrage de fiction ::: 17 minutes
 
Walnuts, court-métrage de fiction ::: 10 minutes
 
Il y aura également un petit invité surprise (ou intrus), et nous passerons auparavant Ilona dans la forêt, notre premier court-métrage de 26 minutes. En tout, cela nous fera donc un programme d'un peu moins d'une heure de divertissement total!
 
La séance aura lieu le mercredi 18 novembre à 20h, au cinéma Obò, à l'avenue de France 9. Vous trouvez le plan d'accès sur le site de l'Oblò:
 
http://oblo.ch/cinema/index.php?menu=2

Pour ceux qui viennent en voiture, il vaut sans doute mieux se garer au parking de Montbenon, puis traverser le pont Chaudron, c'est à cinq minutes! Comme il se soit, l'entrée est libre. N'hésitez pas à amener vos amis, les proches ou la famille, ils sont les bienvenus...

dimanche, 05 juillet 2015

Le "non" au référendum grec ou la victoire de la démocratie sur le diable

 

082parth.JPG

Le prix Nobel d'économie Paul Krugman, qui avait milité pour le "non" au référendum, s'est réjoui dans un billet publié sur le site du New York Times des résultats. "Tsipras et Syriza ne sont pas les seuls gagnants : je dirais que l'Europe et l'idée européenne ont gagné gros, au moins en évitant le pire", a-t-il écrit.

"Je sais que ce n'est pas comme ça que beaucoup voient cela. Mais pensez-y : nous venons de voir la Grève s'opposer à une vile campagne d'harcèlement et d'intimidation, une tentative de terroriser le peuple grec, pas seulement pour qu'il accepte les demande des créanciers mais aussi pour qu'il se débarrasse de son gouvernement", a-t-il analysé. "Si la Grèce avait été poussée dans ses retranchements par la peur des marchés financiers, l'Europe aurait pris un chemin qui aurait sali sa réputation pour des générations", assure-t-il.

"Et si la Grèce sort finalement de l'euro ? Il y a maintenant de grandes chances que cela arrive et, dans tous les cas, la démocratie importe plus que n'importe quel arrangement monétaire."

Tout ceci pour nous rappeler que l'Union européenne (aujourd'hui représentée par la troïka France, Allemagne et Grande-Bretagne qui dicte ses lois iniques aux autres peuples) est sans conteste la plus grande régression démocratique que notre continent ait subi depuis le fascisme et les régimes communistes.

mardi, 09 juin 2015

Walnuts (les noix), court métrage de 10 minutes, bientôt sur vos écrans...

WALNUTS AFFICHE3_v3.jpg

lundi, 09 mars 2015

Les éditions du Renard par la queue ont le plaisir de vous inviter le samedi 28 mars à :

Autobiographies, autobiographies...

Nadine Cuennet.jpeg

10h à 13h : Mentir plus pour être vrai!

Atelier d’écriture animé par Josiane Bataillard autour de l’autobiographie : comment inventer sa vie, hors des sentiers quotidiens ? De façon ludique et sans pathos, entrez dans votre vie pour mieux en sortir.  Participation 10 CHF.

 

20h : Le Cri silencieux, de Nadine Cuennet. Les éditions de l'Hèbe, 2004

Accompagnées par les boucles hypnotiques de Nicolas Bertholet, Josiane Bataillard et Nadine Cuennet lisent des extraits du Cri silencieux. Une autobiographie autour des souffrances et des secrets de l'enfance.

Nadine Cuennet, 45 ans, est née dans le canton de Fribourg. Elle a voyagé en Amérique du Sud avant de venir s’installer à Lausanne où elle fera une formation professionnelle d’assistante sociale et d’animatrice socio-culturelle. Elle a accompagné durant une dizaine d’années des personnes dépendantes de l’alcool, elle a également animé des cours ou des groupes en lien avec cette problématique. Après avoir vécu quelques temps en Belgique, elle vit de nouveau dans le canton de Vaud où elle anime, à côté de son « métier de maman » et de l’écriture, des groupes de parents d’enfants handicapés mentaux.

Venez nous rejoindre le samedi 28 mars au cabinet psychologique à la place Grand-Saint Jean 1, 1003 Lausanne!

Comme d'habitude, une soupe hivernale sera servie après la lecture!

 

mardi, 13 janvier 2015

Homère, L'Iliade, chant IX

« [...] on ne vous sait aucun gré
De lutter contre l'ennemi sans trêve et sans relâche.
Rester coi ou se battre comme un brave, c'est tout un :
Égale part d'estime attend les lâches et les preux.
Qu'on se dépense ou non, la mort est la même pour tous.»

dimanche, 17 août 2014

dada studio & le renard par la queue éditions vous invitent à :

composer avec les friches 

DSC2160_big_m (1).jpg 

samedi 27 septembre à Lausanne

10h à 13h : atelier d’écriture animé par Josiane Bataillard. participation 10 CHF.

20h : Josiane Bataillard et Ferenc Rákóczy lisent et tissent ensemble les textes suivants:

- Charles-Albert Cingria, Impressions d'un passant à Lausanne

- Jean-Christophe Bailly, La Phrase urbaine

- Claude Eveno, Des friches urbaines

- Christophe Père, Compétition au sommet pour avoir droit de cité

- Hanns Zischler, Taxidermie des ruines

dada studio, rue Etraz 9, 1003 Lausanne. entrée libre.

qui est qui?

Charles-Albert Cingria: voyageur infatigable, chroniqueur merveilleux et d'une prolixité jamais prise en défaut, ses oeuvres complètes sont en réédition à L'Age d'Homme.

Claude Eveno : écrivain, urbaniste, il enseigne à l'ENSNP (Ecole nationale supérieure de la nature et du paysage à Blois) et est directeur des études à l'ENSCI (Ecole nationale supérieure de la création industrielle).

Jean-Christophe Bailly :  essayiste, écrivain et dramaturge, il enseigne à l'Ecole nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois; il dirige la publication Les Cahiers de l’École de Blois.

Christophe Père : paysagiste, promotion 2000 de l'ENSNP.

Kyohei Sakaguchi : jeune architecte japonais, il a publié en 2004 Zéro yen Houses.

Hanns Zischler : acteur et écrivain, il vit à Berlin (Visas d'un jour, chez Christian Bourgois et Berlin est trop grand pour Berlin, chez Mille et une nuits).

 

mardi, 13 mai 2014

Devant Tchernobyl, lecture-concert le jeudi 5 juin

Chers amis des Arts et des lettres!

Eh oui, on n'arrête jamais de s'amuser, alors voici l'invitation à une lecture-concert que nous donnons au cinéma Oblò (avenue de France 9, Lausanne) le jeudi 5 juin à 20h00.

DEVANT  TCHERNOBYL.jpg

DEVANT TCHERNOBYL
Lecture-concert de FerenRákóczy, Josiane Bataillard, Guy Raffalli.

Josiane Bataillard lit avec Ferenc Rákóczy le journal poétique d'un voyage que ce dernier a fait au milieu des années 2000 à Tchernobyl, ainsi que des poèmes sur le sujet. Ces textes, tirés de son livre Eoliennes (2006), parlent du danger invisible qui rôde partout, de la difficulté à prendre en compte la radioactivité et surtout de l'incapacité à donner sens à un événement aussi monstrueux. La catastrophe de Tchernobyl apparaît alors non seulement comme un désastre ponctuel, mais tient lieu de métaphore pour une destruction plus universelle par l'homme de son environnement. Les lectures seront ponctuées par la flûte contemporaine de Guy Raffalli qui interprètera trois pièces de Pierre Octave Ferroud, compositeur français, ainsi que quatre pièces de Jindrich Feld, compositeur tchèque, qui sont comme des interludes, soit méditatifs, soit virevoltants, écrits dans les harmonies modales chères à Bartok...

Josiane Bataillard a été professeur de lettres à l'Education nationale et journaliste free-lance pour la rubrique culturelle de différents journaux. A la retraite, elle partage son temps entre des lectures et des animations d'ateliers d'écriture, tout en tenant une chronique au journal du festival Entrevues à Belfort. Elle vient de publier Le Tricot d'Anna aux Editions du goudron et des plumes.

Ferenc Rákóczy est poète et réalisateur. Ses livres sont presque tous publiés aux Editions L'Âge d'Homme. En tant que psychiatre et écrivain engagé depuis de longues années dans l'écologie, il s'intéresse tout particulièrement aux répercussions des grands bouleversements environnementaux sur notre vie psychique.

Guy Raffalli, flûtiste, est surtout présent sur la scène musicale franco-suisse. Lauréat du concours des jeunes solistes du Conservatoire de Lausanne, il a joué avec divers orchestres ad hoc et avec l’orchestre du Conservatoire de Lausanne. Sa discographie comporte des pièces du répertoire classique et contemporain, comme Sveinsson, Jolivet ou Fukushima.

 
L'entrée est libre.

lundi, 12 mai 2014

"Comme un galet qui déborde", Private P'Arts /Aterliers d'artistes, le 23 mai à Montreux

À l'occasion de la manifestation de Private P'Arts / Ateliers d'artistes, Christophe et Valérie Pittet ont le plaisir d'accueillir plusieurs artistes romands dans leurs ateliers d'artistes pour aborder le thème "Art et marginalité".

DSCF2202.JPG

J'y lirai un de mes derniers poèmes en prose avec Nicolas Bertholet, qui improvise à la guitare des séquences injectées dans un boucleur pour obtenir des plages sonores à la fois organiques et extrêmement hypnotiques.

Entre lecture et performance, Comme un galet qui déborde traite du problème de l'opacité et de la transparence, ainsi que de la lutte continuelle de ces deux principes dans la constitution de l'être. Cette thématique est peu à peu élargie pour explorer différents champs de la conscience, que ce soit sur le plan psychologique, moral, voire même métaphysique.

COMME UN GALET QUI DEBORDE, le vendredi 23 mai à 20h00 dans le cadre de l'Espace "Le Temps d'une empreinte" au Caveau de la rue du Centre 23, à Montreux.

Entrée libre.

Nous nous réjouissons de vous y voir nombreux! 

mardi, 01 avril 2014

Ilona dans la forêt

Ferenc Rakoczy, court métrage, Ilona dans la forêt, film, cinéma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 lona dans la forêt, notre premier court métrage de 26 min produit par StrangeClouds, bientôt en festival - la fin et le début d'une belle aventure!

Plus d'informations sur le site de StrangeClouds.

Ou sur la base de donnée de Swiss Films.

 

mercredi, 01 janvier 2014

Comme un galet qui déborde

Performance avec Nicolas Bertholet au Cinéma Oblò, avenue de France 9, Lausanne. Samedi 11 janvier à 20h.

Sur un poème en prose de Ferenc Rákóczy lu par l'auteur lui-même, le peintre Nicolas Bertholet improvise des séquences à la guitare qu'il injecte dans un boucleur pour obtenir des plages sonores à la fois organiques et extrêmement hypnotiques.

Comme un galet qui déborde traite du problème de l'opacité et de la transparence, ainsi que de la lutte continuelle de ces deux principes dans la constitution de l'être. Cette thématique est peu à peu élargie pour explorer différents champs de la conscience, que ce soit sur le plan psychologique, moral, voire même métaphysique.

Site de l'Oblò

samedi, 12 janvier 2013

Sagesse de l’arbre

images?q=tbn:ANd9GcQ2v2fuJ-_Aq9lDXSyZTC5TM0D4DDfOK9l8tVUv8CwmrNNnl2xYjwDevant ma fenêtre il y a un arbre. Il est grand, vieux, complexe et en même temps d’une simplicité désarmante. Comme c’est l’hiver, on peut voir ses branches nues s’étager dans le ciel : la neige y prend appui. Lorsqu’il fait beau temps, un oiseau se pose près de la cime, où il demeure quelques instants avant de s’envoler à tire-d’aile dans l’éclat du jour. Mais c’est au plein de l’été que je le préfère, quand se déchaîne l’orage ; il évoque alors un paquebot appareillant au milieu des éclairs, cependant que ses membrures craquent sous les assauts du vent.

Son tronc est creusé à la base, comme déjeté, mais sa stature demeure imposante.

J’ai découpé, dans un journal d’« avant-guerre » déniché par hasard entre deux livres, une photo jaunie sur laquelle apparaît notre maison. Il s’y trouve, lui aussi, en plus modeste, en plus délicat, cela va de soi, mais c’est déjà la même noblesse. On reconnaît que c’est un platane. Sous la porte cochère, un groupe de gens en costume noir et au port droit, paysans revenus des champs, visages émaciés, marqués de rides, accompagnés d’un chien également noir qui dresse la queue devant l’œil de l’objectif. Des râteaux et des faux sont appuyés contre le fût déjà épais, et l’un d’eux tient un gros pain sous le bras.

Ce sont des hommes qui travaillent, même quand ils s’arrêtent côte à côte, l’instant où se déclenche le dispositif, avec cet air sérieux que produit une situation exceptionnelle; on sent que dans leur tête cela se continue – moins qu’un phénomène: une aspiration.

Ce sont des hommes qui savent encore ce que c’est que de fabriquer du pain, élever des murs… Il n’y a dans notre existence qu’une seule chose dont la gloire soit irréductible : c’est ce que nos mains ont bâti. Plus tard, ils se rendront dans le café le plus proche pour commenter cet instant, puis à la laiterie pour y apporter les boilles de la dernière traite. Et ils se coucheront entre des draps amidonnés, la conscience en paix.

Je suppose qu’ils ont tous, et depuis longtemps, tiré leur dernière révérence sur le monde. Ils sont plus loin, bien plus loin déjà, avec l’air qui pique les yeux, les flocons de neige qui chavirent dans le ciel. Les voici plus légers encore que sur la photographie, leur solidité s’est évaporée mais non pas leur rudesse.

Contrairement à l’arbre, qui recommence sa vie à chaque printemps, sans se dérober.

Si j’avais grandi dans les environs, sans doute aurait-il présidé à ma naissance. Toutefois, je ne suis pas d’ici. Je suis un transplanté, et mes racines, je n’ai jamais exactement su de quel côté les chercher. Et donc, je dois me contenter de guigner de son côté, rêvassant et me parlant à moi-même (mais c’est presque la même chose).

Est-ce une illusion ? Il se penche alors vers moi, ses frondaisons bruissent, c’est comme un chuchotis d’âmes. Le spectacle d’un poète à son bureau a quelque chose d’indiciblement triste. Je pense néanmoins qu’il se réjouit que je sois là. Je sens qu’il écoute, d’une certaine façon, même s’il ne répond pas. Sa sagesse renferme, secrets et contenus, une myriade de signes. Je pourrais le faire tronçonner (quel vilain mot), comme me l’a maintes fois conseillé le voisin, arguant du fait qu’il nous prend la lumière de l’après-midi. Qu’est-ce qui me retient ?

Mon vieux platane me rappelle celui que nous avions été obligés d’enlever, aux alentours de mes neuf ans, chez mes parents, parce que ses racines ruinaient les canalisations du quartier. Ma mère, qui tenait elle aussi beaucoup à son arbre – il avait peut-être pesé dans le choix d’habiter en cet endroit – a mis longtemps à s’en remettre. Oui, des années. C’était comme si on l’avait amputée d’une partie de son passé. Avant de prendre congé, nous étions montés de branche en branche, nous écorchant les mains, jusqu’au faîte, nous avions grimpé aussi vite que des singes, toute la petite bande enfantine pour l’occasion réunie.

Et nous avions poussé des cris stridents, comme on salue un guerrier emporté, debout, sur le champ de bataille. Cela avait été un jour mémorable, presque une consolation. Puis le bûcheron de la commune est venu et l’horizon, d’un seul coup, s’est dégagé. Je me souviens très bien de la mélancolie qui nous a habités les  semaines qui suivirent. 

Maintenant, bien sûr, un sentiment est un sentiment, il n’y a pas lieu de discuter là-dessus. Et il y a, certes, beaucoup de manières de faire face à ce qui nous blesse, se déchire et manque.

Alors, je regarde avec respect l’arbre plusieurs fois centenaire qui me fait signe lorsque je suis à ma table de travail. Son écorce se fissure par endroits, dégageant des écailles jaunâtres qui laissent apparaître le liège. Je ne sais pourquoi, ces irrégularités me paraissent très belles, très enseignantes. Car le temps est là, hors des souvenirs, pure sensation, qualité immédiate qui nécessite, pour ne pas complètement passer sous silence, que nous allions chercher au-delà des métaphores, là où la matière se désagrège, là où ça fait mal.

C’est un peu comme si ce monde et un autre se rencontraient à mi-chemin. 

Que rajouter ?

Face à la grandeur silencieuse de l’arbre, face à son excessive netteté dans ce paysage de neige et de brouillards, l’homme pour ainsi dire n’existe pas. Sa main nous soulève toujours vers quelque chose qu’on ignorait. Il respire la nuit, comme nous.

La nuit tombe et l’univers s’ouvre comme un éventail.

L’arbre est suspendu entre deux infinis, celui de la terre, celui du ciel. Il plonge ses racines au cœur de la matière minérale. Il est à la hauteur d’un champ d’étoiles. Il est à la hauteur du cœur. Les initiés sauront certainement ce que cela signifie.

 

samedi, 05 janvier 2013

Le bord des limbes, pièce en un acte pour deux personnages

racockzi_nord_270.jpg


Le bord des limbes, un conciliabule à deux voix, parle avant tout d’un phénomène psycho-corporel relativement rare et surtout très singulier : le déni de grossesse.

Entre 1995 et 1999, par un curieux concours de circonstances, j’ai été à plusieurs reprises en contact avec des mères présentant cette étrange problématique. J’étais alors un jeune interne pétri d’idéaux, mais force est d’avouer que ce qu’on m’avait inculqué jusque-là de connaissances médicales ne m’avait guère prémuni pour venir en aide à ces femmes. J’écoutais donc leur silence, j’essayais de percer les bribes de parole qu’elles ne semblaient jamais livrer pour leur propre compte mais par pure convention, et qui me heurtaient, moi, par leur éprouvante banalité, leurs lacunes, surtout par ce qu’elles avaient d’à la fois lourd et furtif.

On connaît bien la « normalité » de ces patientes, qui s’efforcent, contre toute attente, d’apparaître la plupart du temps aux yeux de leurs interlocuteurs comme des personnes quelconques, ordinaires et sans histoire. Plus on met à nu leur logique interne, ce mélange d’images fragmentées, d’impressions vagues, plus tout se brouille dans une informe succession de micro-propos privés de cohérence et pourtant présentés comme déterminants. Ce qu’elles ont a nous dire est si bien englué dans un bain de normalité qu’on finit soi-même par s’en trouver comme étranger au monde, en quelque sorte hors jeu et indéfiniment renvoyé à ses propres questionnements.

Curieusement, ce syndrome si mystérieux appelé déni de grossesse révèle aussi que déraison n’est pas forcément folie. Explorant les profondeurs de l’âme, le théâtre nous place alors au cœur de l’embolie du monde, des trous noirs de la nature humaine.

Car, dans son aspect de transe, le théâtre est le trafic d’influence du psychosomatique, l’accolade de la mémoire et de l’oubli. Chose insolite et terrible, il touche aux limites de l’être, il se pénètre de cette substance ligneuse du langage que les anciens déjà nommaient forêt. On joue sur les planches – ces arbres débités et néanmoins ressuscités dans leur sève à chaque spectacle – comme sous le couvert d’un feuillage très dense, sans savoir jamais de quel côté vont s’écouler la clarté et l’ombre. Artifices d’un rituel barbare, plein de force et aussi obscur que la plus touffue des sylves primitives.

Le plateau nous intéresse dans la mesure où il est capable d’absorber les forces vives de ceux qui l’approchent, de part et d’autre de la rampe, dans cette naissance en boucle où remontent au grand jour les rêves de chacun. Et c’est ainsi que notre rêve théâtral se consume lui aussi, mû par des causes exclusivement humaines, en un tourbillon qui ne saurait être ni coupable ni innocent, vers le haut et vers le bas. Surtout vers le bas. N’est-ce pas cela au fond la véritable énigme de chaque représentation ?

Le bord des limbes, Collection Théâtre Vivant, éditions l'Age d'Homme, 2012

mercredi, 29 août 2012

Charles-Albert Cingria le 4 octobre aux jeudis de l'avenue du Théâtre (Lausanne)

 

velo.gif

À l'occasion de la publication des oeuvres complètes de Charles-Albert Cingria, Ferenc Rákóczy a le grand plaisir de vous convier à une soirée dédiée le jeudi 4 octobre à 19h au poète-gyrovague dont il lira avec Nancy Chevrolet différents textes consacrés à la promenade et au temps qui passe.

À cette occasion, le flûtiste Guy Raffalli donnera une interprétation des 21 tons de Atli Heimir Sveinsson.

La soirée aura lieu dans les locaux des éditions de l’Age d’Homme, à l’avenue du Théâtre 2-4, 1002 Lausanne (accéder par l’escalier qui descend à droite – donc côté ouest – du bâtiment de Coop-City St-François).


Entrée libre