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lundi, 23 juin 2008
La servante de Dieu
Elle aime à évoquer comme elle jetait les pièces
Aux mendiants indistincts attardés sous les fenêtres
De la cure ; et la fois où l’évêque tomba, tel un mécréant
De l’échelle dressée dans le cerisier intact, ce quelle riait !
À présent, les saisons passent plus lentement, les pattes
D’oie au coin des paupières, on les salue du doigt ; on perd
Mémoire, mais ce n’est pas le plus grave : il en restera
Toujours assez pour un brin de causette à la tombée du soir.
(1997)
22:15 Publié dans Les Hospices rhénans, extraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poéme, poésie, écriture






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