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samedi, 21 juin 2008
Mademoiselle
L’avant-bras entaillé, on l’a emmenée dans la salle blanche
La fille qui voulait chatouiller la plante des pieds des anges
Et pourtant, si ténue, elle respire, cendrillon crépusculaire
Un sanglot soulève à peine sa poitrine, les yeux aux aguets
Éperdue, elle espère, on ne sait quoi, ni de qui ; une artère
Bat à son cou ; un homme à son chevet, prématurément vieilli
Fixe son attention sur le joyau exsangue de son cœur
Et chantonne cet air inintelligible dans le vague.
(1995)
23:55 Publié dans Les Hospices rhénans, extraits | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poéme, poésie, écriture






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Commentaires
Merci pour ce poème.
C'est très beau, très triste.
Et merci de tout cœur pour votre blog qui est très beau, très triste.
Constance D.
Ecrit par : Constance D. | mardi, 24 juin 2008
Beaucoup aimé ce petit poème.
Belle émotion pour un sujet difficile.
Amitiés, Dagdo.
Ecrit par : Dagdo | mardi, 24 juin 2008
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