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lundi, 04 avril 2016

Jim Stern au Renard par la queue à Lausanne!

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Ozieux endimanchés

Du samedi 16 avril au samedi 4 juin, nous avons le plaisir de vous inviter à la magnifique expo de Jim Stern, un peintre de l'art brut genevois!

L'événement aura lieu dans les locaux des Editions du renard par la queue, au premier étage de la place Grand-St-Jean 1, à Lausanne. Vernissage le samedi 16 avril dès 15h.
 
Venez nombreux!

mardi, 15 mars 2016

L'engagement poétique vu comme une amitié

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Un grand merci à l'équipe de poesieromande.ch qui a effectué une enquête des plus intéressantes en posant à une quinzaine d’auteurs la question suivante :

- D’une manière ou d’une autre, votre poésie est-elle engagée ?

Une belle occasion de prendre position sur le sujet:

Depuis la publication d’Éoliennes, un livre poétique qui tourne presque exclusivement autour de la prise de conscience de l’impasse environnementale dans laquelle nous nous trouvons, on me pose souvent la question de mon engagement : est-il esthétique, politique, ou simplement citoyen ? Il me semble, évidemment, que c’est tout cela, en même temps. Mais la spécificité du poème est de chercher à incarner ce tout cela dans un langage qui lui soit propre (un chant) et qui sache toucher la sensibilité du lecteur.

On l’oublie trop souvent, le lecteur s’engage autant que le poète, lui qui pousse la générosité à consacrer quelques instants de sa vie pour aller voir de l’autre côté, en sa compagnie. Car le lecteur, à la fin de son expérience de lecture, n’est plus séparé du poète, mais relié en amitié avec les choses qu’ils ont effleurées ensemble, dans cette méditation du monde où se transcende notre commune humanité.

Ceci posé, je suis donc un poète engagé, et qui n’a pas honte de le dire. Mais parce que nous sommes si entiers dans notre action, l’engagement peut vite se transformer en bannière, en raison de vivre, en assujettissement. Alors, pour rester engagé, d’une certaine manière, il faut accepter de se désengager. Comment ? Peut-être en choisissant de demeurer sur cette rive, au plus bas des mots, parmi mes semblables, simple témoin, rien de plus. Poésie d’observation, éventuellement consignement d’une vie psychique – la mienne, la seule qui me soit accessible et à laquelle je puisse me référer sans mentir – voilà des termes dans lesquels je peux me reconnaître.

Si le poète veut descendre dans le profond, il est lourd et se noie. Il perd l’amitié de son lecteur. Il perd ce qu’il a de plus précieux. C’est le superficiel qui nous trouble peut-être le plus. Mon engagement, au fond, a le nom de légèreté. On a le droit de flotter. Car c’est à la surface de ces eaux que nous serons amis, le lecteur et moi. À qui faire ces confidences et ces réflexions, si ce n’est à un ami ? Je n’écris pas pour polémiquer ou par goût d’une supériorité quelconque ou pour le désir vain de me survivre. J’écris pour rendre témoignage de ce que j’ai vécu, de ce que d’autres ont pu vivre et vivront sans doute après moi.

Éoliennes, qui est peut-être celui de mes livres auquel je tiens le plus, tourne intégralement autour de l’idée que tout est lié, cyclique, fluide comme le vent qui peut tantôt faire virevolter les éoliennes, tantôt disséminer un nuage radioactif – il contient entre autres le journal d’un voyage humanitaire à Tchernobyl. Il nous faut être orientés, sinon nous sommes désorientés. Ami, fais-moi confiance cette fois encore. Regarder et voir, ce n’est pas la même chose. Harmonieux ou non, accordé ou non, l’engagement du poète n’est rien d’autre qu’un appel à l’éveil, ou si l’on préfère, le sens d’un sérieux, d’une responsabilité, d’une désinvolture considérée par un certain biais.

F.R.

Lisez les réponses des poètes romands en allant jeter un coup d'oeil sur: Poesieromande.ch

vendredi, 11 mars 2016

"Ecrire l'intime" le 2 avril à Lausanne, encore un événement littéraire à la portée de tous!

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Les éditions du renard par la queue ont le plaisir de vous inviter le samedi 2 avril:

Atelier d'écriture de 10h à 13h: écrire l'intime
Animation: Josiane Bataillard
Le but de l'atelier est d’initier un journal personnel sous la forme de petites notes, "fatras" (le mot est d'Amiel), pages pour soi (d’un soi toujours recomposé), selon nos désirs d’Histoire ou de plus banales histoires de voyages, quêtes amoureuses, aventures imaginaires…
D’autres formes impures, parfois même classées sous l’étiquette de  « roman »  pourraient être proposées, comme autant d'enjeux d’écriture pour une intimité à réinventer.
Prix: 10 CHF
 
Lectures à 20h : 2 voix pour 4 auteurs
Josiane Bataillard et Catherine Dubuis
Pierrette Micheloud : Journal de mes amours
Marguerite Burnat-Provins : Le Coeur sauvage, ou  Vous, ou  Poèmes troubles
Mireille Havet : Extraits de son Journal 1918 1919  
Violette Leduc : La Bâtarde
 
L'atelier et les lectures auront lieu dans les locaux de la maison d'édition à Lausanne, au premier étage de la place Grand-St-Jean 1.

dimanche, 06 décembre 2015

LA FRONTIERE AU CINEMA, conférence le 10 décembre à Lausanne

 

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Chers amis du cinéma,
 
Nous avons le plaisir de vous inviter à une conférence donnée par Abderrahmane Bekiekh le jeudi 10 décembre à 19h dans les locaux de notre petite maison de production de StrangeClouds, à la place Grand-St-Jean 1, à Lausanne.
 
Sous le titre de LA FRONTIERE AU CINEMA, Abderrahmane donnera donc une conférence d'une durée de trois heures. Le prix de l'intervention est de 40 CHF. L'entrée est libre pour les proches et bénévoles de StrangeClouds.
 
Pour clore la soirée, le verre de l'amitié est offert par notre petite maison de production.
 
Je me réjouis de vous voir nombreux!

samedi, 07 novembre 2015

"Constance" et "Walnuts" ::: avant-première lausannoise

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Chers collaborateurs et amis de StrangeClouds,
 
Nous avons le plaisir de vous inviter le 18 novembre à l'avant première lausannoise de nos deux dernières réalisations filmiques:
 
Constance, court-métrage de fiction ::: 17 minutes
 
Walnuts, court-métrage de fiction ::: 10 minutes
 
Il y aura également un petit invité surprise (ou intrus), et nous passerons auparavant Ilona dans la forêt, notre premier court-métrage de 26 minutes. En tout, cela nous fera donc un programme d'un peu moins d'une heure de divertissement total!
 
La séance aura lieu le mercredi 18 novembre à 20h, au cinéma Obò, à l'avenue de France 9. Vous trouvez le plan d'accès sur le site de l'Oblò:
 
http://oblo.ch/cinema/index.php?menu=2

Pour ceux qui viennent en voiture, il vaut sans doute mieux se garer au parking de Montbenon, puis traverser le pont Chaudron, c'est à cinq minutes! Comme il se soit, l'entrée est libre. N'hésitez pas à amener vos amis, les proches ou la famille, ils sont les bienvenus...

jeudi, 05 novembre 2015

Villes ::: samedi 14 novembre ::: Atelier d'écriture et lectures par Josiane Bataillard et Christophe Ottello

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OÙ ::

Lausanne, place Grand-St-Jean 1, 1003 Lausanne

 

QUAND ::

Samedi 14 novembre 2015!

10h à 13h :::  L'atelier des villes

Atelier d’écriture animé par Josiane Bataillard autour du thème de la ville : A partir de propositions d’écrivains, poètes, artistes designers, vidéastes, danseurs, écrire une ville, sa ville, ou une autre ville partagée un matin d’écriture. Entrée: 10 CHF. Si vous pouvez vous inscrire c’est bien, si vous deviez vous décider en dernière minute, ça va aussi. Au plaisir de nous revoir, sinon de vous savoir bien dans la vie et dans l’envie de vivre. 

 

20h ::: Villes

Lectures à deux voix par Josiane Bataillard et Christophe Ottello: C.-A. Cingriam Julien Gracq, Italo Calvino, Pierre Sansot, Montesquieu, Michel Butor, Georges Perec, Jean Echenoz, Guy Debord, Claude Roy, Barbara.

Entrée libre, la manifestation se clot par une verrée!

Venez nous rejoindre au cabinet psychologique à la place Grand-Saint Jean 1, 1003 Lausanne!

 

Le renard par la queue éditions

Place Grand-St-Jean 1

1er étage

1003 Lausanne

dimanche, 05 juillet 2015

Le "non" au référendum grec ou la victoire de la démocratie sur le diable

 

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Le prix Nobel d'économie Paul Krugman, qui avait milité pour le "non" au référendum, s'est réjoui dans un billet publié sur le site du New York Times des résultats. "Tsipras et Syriza ne sont pas les seuls gagnants : je dirais que l'Europe et l'idée européenne ont gagné gros, au moins en évitant le pire", a-t-il écrit.

"Je sais que ce n'est pas comme ça que beaucoup voient cela. Mais pensez-y : nous venons de voir la Grève s'opposer à une vile campagne d'harcèlement et d'intimidation, une tentative de terroriser le peuple grec, pas seulement pour qu'il accepte les demande des créanciers mais aussi pour qu'il se débarrasse de son gouvernement", a-t-il analysé. "Si la Grèce avait été poussée dans ses retranchements par la peur des marchés financiers, l'Europe aurait pris un chemin qui aurait sali sa réputation pour des générations", assure-t-il.

"Et si la Grèce sort finalement de l'euro ? Il y a maintenant de grandes chances que cela arrive et, dans tous les cas, la démocratie importe plus que n'importe quel arrangement monétaire."

Tout ceci pour nous rappeler que l'Union européenne (aujourd'hui représentée par la troïka France, Allemagne et Grande-Bretagne qui dicte ses lois iniques aux autres peuples) est sans conteste la plus grande régression démocratique que notre continent ait subi depuis le fascisme et les régimes communistes.

mardi, 09 juin 2015

Walnuts (les noix), court métrage de 10 minutes, bientôt sur vos écrans...

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Roberto Juarroz (1925-1995)

« De même que chaque voix a un timbre et une hauteur, chaque silence a un registre et une profondeur. 

Le silence d’un homme est différent de celui d’un autre et ce n’est pas la même chose de taire un nom et de taire un autre nom. »

184, Poésie verticale

dimanche, 12 avril 2015

Les éditions du Renard par la queue ont le plaisir de vous inviter le samedi 25 avril à :

Palestine, vie et littérature de l'autre côté du mur

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Les Editions du renard par la queue vous invitent le samedi 25 avril 2015 à 20h à une soirée animée par Josiane Bataillard. Pour l'occasion, elle sera accompagnée de Gisèle Tuaillon (Présidente de Palestine Amitié Besançon) et Jacques Tuaillon.

En 2014, Josiane Bataillard est partie pour six semaines dans le cadre d’un séjour solidaire en Cisjordanie. Elle en a ramené, avec les autres participants du voyage, des photos projetées en diaporama, résultat d’un travail collectif d’amateurs engagés, ainsi qu’un documentaire de 8 minutes, tourné dans une école primaire chrétienne de Beit-Jala (à côté de Bethlehem).

Elle nous propose également un choix de lectures palestiniennes: des poèmes de Mahmoud Darwich et des nouvelles de Hiyam Bseiso.

Qui dit voyage solidaire dit rencontres avec des associations de résistance contre le mouvement de colonisation, mais aussi rencontre avec Michel Warschawski, un Israélien qui lutte pour la reconnaissance des droits des Palestiniens.

Le verre de l’amitié vous fera goûter à l’huile de Palestine et au zatar, mélange d’herbes et de sésame, l’un et l’autre parfumés à souhait.

Comme d’habitude, la soirée aura lieu dans les locaux de notre petite maison d’édition, à la place Grand-St-Jean 1, à Lausanne.

Entrée libre.

Vous pouvez également suivre l'événements sur internet:

Lesmotsdesrives.com

Palestineamitie.canalblog.com

lundi, 09 mars 2015

Les éditions du Renard par la queue ont le plaisir de vous inviter le samedi 28 mars à :

Autobiographies, autobiographies...

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10h à 13h : Mentir plus pour être vrai!

Atelier d’écriture animé par Josiane Bataillard autour de l’autobiographie : comment inventer sa vie, hors des sentiers quotidiens ? De façon ludique et sans pathos, entrez dans votre vie pour mieux en sortir.  Participation 10 CHF.

 

20h : Le Cri silencieux, de Nadine Cuennet. Les éditions de l'Hèbe, 2004

Accompagnées par les boucles hypnotiques de Nicolas Bertholet, Josiane Bataillard et Nadine Cuennet lisent des extraits du Cri silencieux. Une autobiographie autour des souffrances et des secrets de l'enfance.

Nadine Cuennet, 45 ans, est née dans le canton de Fribourg. Elle a voyagé en Amérique du Sud avant de venir s’installer à Lausanne où elle fera une formation professionnelle d’assistante sociale et d’animatrice socio-culturelle. Elle a accompagné durant une dizaine d’années des personnes dépendantes de l’alcool, elle a également animé des cours ou des groupes en lien avec cette problématique. Après avoir vécu quelques temps en Belgique, elle vit de nouveau dans le canton de Vaud où elle anime, à côté de son « métier de maman » et de l’écriture, des groupes de parents d’enfants handicapés mentaux.

Venez nous rejoindre le samedi 28 mars au cabinet psychologique à la place Grand-Saint Jean 1, 1003 Lausanne!

Comme d'habitude, une soupe hivernale sera servie après la lecture!

 

lundi, 02 mars 2015

Jeudi 12 mars au Café du Soleil à Saignelégier

images?q=tbn:ANd9GcRQfUvz7eVrHhluKr2Myo7ng_mQvdo_EpZ_zSIjBRptnKjdvf54Le Café du Soleil à Saignelégier vous invite le jeudi 12 Mars 2015 à 20h00 à une soirée animée par des lectures, des projections de courts-métrages et une performance musicale:

 

DANS LA NOIX DU MONDE, aphorismes, éditions l'Age d'Homme, 2008.
En guise d'introduction, Ferenc Rákóczy lira quelques pensées tirées de son recueil d'aphorismes poétiques qui sont autant de petits pavés traitant de la nature humaine et de notre rapport au monde.

 

WALNUTS, court-métrage de fiction, avant-avant-première, 11 minutes, 2015.
Alors qu’il rentre bredouille de chasse, Firmin découvre un noyer chargé de fruits. Il commence à ramasser les noix au milieu des feuilles mortes. Mais l’arbre attire du monde et ce n’est pas si simple de partager. Une fable sur le pillage des ressources naturelles et la convoitise que celles-ci suscitent.

 

COMME UN GALET QUI DEBORDE, performance.
Sur un poème en prose de Ferenc Rákóczy lu par l'auteur lui-même, le peintre Nicolas Bertholet improvise des séquences à la guitare qu'il injecte dans un boucleur pour obtenir des plages sonores à la fois organiques et extrêmement hypnotiques. Entre lecture et performance, COMME UN GALET QUI DEBORDE traite du problème de l'opacité et de la transparence, ainsi que de la lutte continuelle de ces deux principes dans la constitution de l'être. Cette thématique est peu à peu élargie pour explorer différents champs de la conscience, que ce soit sur le plan psychologique, moral, voire même métaphysique.

 

ILONA DANS LA FORÊT, court-métrage de fiction, 26 minutes, 2014.
Ilona, une jeune mère célibataire, tombe gravement malade. Nuit après nuit, elle rêve qu'elle s'enfonce dans la forêt à la recherche de ses enfants. Un premier film qui est en train de se frayer son chemin dans les festivals et qui a reçu le prix du meilleur montage aux Angel Awards du Monaco International Film Festival.

 

La discussion qui suivra sera animée par Yves-André Donzé.

Entrée libre - collecte

mardi, 13 janvier 2015

Homère, L'Iliade, chant IX

« [...] on ne vous sait aucun gré
De lutter contre l'ennemi sans trêve et sans relâche.
Rester coi ou se battre comme un brave, c'est tout un :
Égale part d'estime attend les lâches et les preux.
Qu'on se dépense ou non, la mort est la même pour tous.»

mardi, 25 novembre 2014

Manoel de Oliveira (1908-)

« L'artiste marche vers la vérité, mais il regarde la fiction, c'est-à-dire ce qu'il imagine.»

mercredi, 15 octobre 2014

Ilona dans la forêt, bande annonce

StrangeClouds et La Toupie ont le plaisir de partager avec vous le tout nouveau trailer d'Ilona dans la forêt:

dimanche, 17 août 2014

dada studio & le renard par la queue éditions vous invitent à :

composer avec les friches 

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samedi 27 septembre à Lausanne

10h à 13h : atelier d’écriture animé par Josiane Bataillard. participation 10 CHF.

20h : Josiane Bataillard et Ferenc Rákóczy lisent et tissent ensemble les textes suivants:

- Charles-Albert Cingria, Impressions d'un passant à Lausanne

- Jean-Christophe Bailly, La Phrase urbaine

- Claude Eveno, Des friches urbaines

- Christophe Père, Compétition au sommet pour avoir droit de cité

- Hanns Zischler, Taxidermie des ruines

dada studio, rue Etraz 9, 1003 Lausanne. entrée libre.

qui est qui?

Charles-Albert Cingria: voyageur infatigable, chroniqueur merveilleux et d'une prolixité jamais prise en défaut, ses oeuvres complètes sont en réédition à L'Age d'Homme.

Claude Eveno : écrivain, urbaniste, il enseigne à l'ENSNP (Ecole nationale supérieure de la nature et du paysage à Blois) et est directeur des études à l'ENSCI (Ecole nationale supérieure de la création industrielle).

Jean-Christophe Bailly :  essayiste, écrivain et dramaturge, il enseigne à l'Ecole nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois; il dirige la publication Les Cahiers de l’École de Blois.

Christophe Père : paysagiste, promotion 2000 de l'ENSNP.

Kyohei Sakaguchi : jeune architecte japonais, il a publié en 2004 Zéro yen Houses.

Hanns Zischler : acteur et écrivain, il vit à Berlin (Visas d'un jour, chez Christian Bourgois et Berlin est trop grand pour Berlin, chez Mille et une nuits).

 

samedi, 19 juillet 2014

Un malade en forêt, de Louis-René des Forêts

il_340x270.618565726_2bcs.jpgQuand je parle avec des confrères médecins de ce qu'ils font pour se ressourcer, j'entends la plupart du temps que leur préférence va à la musique et au sport, mais bien souvent aussi à la littérature ou au  cinéma – peut-être parce que l'un comme l'autre permettent une identification différente au vécu de leurs patients. À travers la fiction, il nous est possible de nous projeter dans mille autres existences que la nôtre, en nous glissant impunément dans la peau de tel ou tel personnage qui en devient si présent que c’est presque comme si nous le côtoyions dans la réalité. Loin des modes de transmission classiques du savoir, cette voie oblique offre un enrichissement incomparable au médecin. Et sans doute la lecture d’un bon roman m’a-t-elle plus d’une fois sauvé d’un excès de dureté pendant le temps de la consultation.

Parmi les nombreux ouvrages qui m’ont ainsi accompagné, je place très haut Un malade en forêt, transposition d’un épisode vécu par l’auteur lui-même. Louis-René des Forêts est sans doute un écrivain atypique, lui qui prétend avoir comme projet d’essayer de « formuler ce qui est ineffable, d’ordonner ce qui est irrémédiablement chaotique ». Ce petit livre, situé à la fin de la Seconde Guerre, raconte donc à la première personne un épisode de la vie de Louis, un résistant français ayant à charge d’administrer en pleine zone occupée un camp clandestin d’aviateurs alliés et de prisonniers évadés. Louis s’attache à Rudy, un indigène d’Afrique du Sud qui a participé à la guerre de Libye jusqu’à ce que les Allemands l’aient fait prisonnier et expédié dans un camp de Silésie. Malgré le teint suspect de sa peau, le jeune Rudy est parvenu à s’échapper de ce camp, à traverser la moitié de l’Allemagne pour finir dans cette clairière où il végète désormais en compagnie d’une centaine d’autres soldats américains ou anglais en attente de franchir sans encombres les lignes dans l’autre sens. 

La première partie du récit nous montre les riches heures de la vie en plein air, le campement, les problèmes d’approvisionnement, les conditions de vie spartiates, les disputes entre les hommes, et bien sûr les soucis de Louis concernant la sécurité de tout ce petit monde : les Allemands rôdent partout, ils fouillent régulièrement les bois, et il faut sans cesse redoubler d’ingéniosité pour leur échapper.

Malheureusement, tout bascule quand Rudy commence à développer les premiers symptômes d’une appendicite aiguë. On suit avec angoisse le mal qui empire, le jeune Noir souffrant tellement qu’il ne peut s’empêcher de geindre, malgré une gêne manifeste d’étaler ainsi sa souffrance au grand jour. Faut-il faire appel à un médecin ? Faire se déplacer un praticien au chevet du malade ne risque-t-il pas de mettre en danger l’ensemble des soldats cachés dans la forêt ? Après mille tergiversations, on finit par opter pour cette prise de risque. Pour compliquer l’affaire, on ne trouve dans la région qu’un « sale toubib », connu pour avoir collaboré avec l’ennemi. Contre toute attente, ce dernier accepte de soigner l’Africain, probablement parce que la fin de la guerre approche et qu’il espère ainsi s’acheter une bonne conduite. 

Les résistants l’acheminent jusqu’au malade dont le visage – sali de traînées grisâtres – conserve le calme d’un masque sculpté. Le verdict tombe aussitôt : il faut opérer. Et donc, rejoindre d’urgence un hôpital. S’ensuit une saga rocambolesque, le médecin emmenant dans sa voiture Rudy et Louis par monts et par vaux, jusqu’à ce que le convoi finisse par buter sur un barrage allemand. Moment insoutenable du contrôle des papiers : on fait sortir la civière du véhicule, l’officier nazi se penche sur l’alité et recule, effaré.

Le livre se clôt sur un rire, le rire dément et inextinguible du médecin qui ne peut que constater le décès de Rudy, ce qui est totalement absurde au vu des risques insensés qu’ils sont tous en train d’encourir à trimballer ainsi un cadavre sous le nez des Allemands.

Un malade en forêt permet, je crois, de mieux comprendre les aspects psychologiques de  l’urgence, ce processus effréné qui nous met devant « ce qui est irrémédiablement chaotique ». Il n’y a pas d’autre choix alors que d’agir, de se lancer dans ce que le devoir vous impose, envers et contre tout. Quitte à y laisser à chaque fois un peu de sa peau.

mardi, 13 mai 2014

Devant Tchernobyl, lecture-concert le jeudi 5 juin

Chers amis des Arts et des lettres!

Eh oui, on n'arrête jamais de s'amuser, alors voici l'invitation à une lecture-concert que nous donnons au cinéma Oblò (avenue de France 9, Lausanne) le jeudi 5 juin à 20h00.

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Lecture-concert de FerenRákóczy, Josiane Bataillard, Guy Raffalli.

Josiane Bataillard lit avec Ferenc Rákóczy le journal poétique d'un voyage que ce dernier a fait au milieu des années 2000 à Tchernobyl, ainsi que des poèmes sur le sujet. Ces textes, tirés de son livre Eoliennes (2006), parlent du danger invisible qui rôde partout, de la difficulté à prendre en compte la radioactivité et surtout de l'incapacité à donner sens à un événement aussi monstrueux. La catastrophe de Tchernobyl apparaît alors non seulement comme un désastre ponctuel, mais tient lieu de métaphore pour une destruction plus universelle par l'homme de son environnement. Les lectures seront ponctuées par la flûte contemporaine de Guy Raffalli qui interprètera trois pièces de Pierre Octave Ferroud, compositeur français, ainsi que quatre pièces de Jindrich Feld, compositeur tchèque, qui sont comme des interludes, soit méditatifs, soit virevoltants, écrits dans les harmonies modales chères à Bartok...

Josiane Bataillard a été professeur de lettres à l'Education nationale et journaliste free-lance pour la rubrique culturelle de différents journaux. A la retraite, elle partage son temps entre des lectures et des animations d'ateliers d'écriture, tout en tenant une chronique au journal du festival Entrevues à Belfort. Elle vient de publier Le Tricot d'Anna aux Editions du goudron et des plumes.

Ferenc Rákóczy est poète et réalisateur. Ses livres sont presque tous publiés aux Editions L'Âge d'Homme. En tant que psychiatre et écrivain engagé depuis de longues années dans l'écologie, il s'intéresse tout particulièrement aux répercussions des grands bouleversements environnementaux sur notre vie psychique.

Guy Raffalli, flûtiste, est surtout présent sur la scène musicale franco-suisse. Lauréat du concours des jeunes solistes du Conservatoire de Lausanne, il a joué avec divers orchestres ad hoc et avec l’orchestre du Conservatoire de Lausanne. Sa discographie comporte des pièces du répertoire classique et contemporain, comme Sveinsson, Jolivet ou Fukushima.

 
L'entrée est libre.

lundi, 12 mai 2014

"Comme un galet qui déborde", Private P'Arts /Aterliers d'artistes, le 23 mai à Montreux

À l'occasion de la manifestation de Private P'Arts / Ateliers d'artistes, Christophe et Valérie Pittet ont le plaisir d'accueillir plusieurs artistes romands dans leurs ateliers d'artistes pour aborder le thème "Art et marginalité".

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J'y lirai un de mes derniers poèmes en prose avec Nicolas Bertholet, qui improvise à la guitare des séquences injectées dans un boucleur pour obtenir des plages sonores à la fois organiques et extrêmement hypnotiques.

Entre lecture et performance, Comme un galet qui déborde traite du problème de l'opacité et de la transparence, ainsi que de la lutte continuelle de ces deux principes dans la constitution de l'être. Cette thématique est peu à peu élargie pour explorer différents champs de la conscience, que ce soit sur le plan psychologique, moral, voire même métaphysique.

COMME UN GALET QUI DEBORDE, le vendredi 23 mai à 20h00 dans le cadre de l'Espace "Le Temps d'une empreinte" au Caveau de la rue du Centre 23, à Montreux.

Entrée libre.

Nous nous réjouissons de vous y voir nombreux! 

mardi, 01 avril 2014

Ilona dans la forêt

Ferenc Rakoczy, court métrage, Ilona dans la forêt, film, cinéma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 lona dans la forêt, notre premier court métrage de 26 min produit par StrangeClouds, bientôt en festival - la fin et le début d'une belle aventure!

Plus d'informations sur le site de StrangeClouds.

Ou sur la base de donnée de Swiss Films.