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vendredi, 18 avril 2008
D’une esplanade printanière
Je sais qu’il pleut dehors et je vois que pépite
Sur la vitre un torrent si furieux qu’il désole
Un couple de bouvreuils apeurés qui débitent
Un rameau que le vent fait trembler et affole.
L’éclair s’est abattu sur un arbre si blanc
Qu’on croirait voir la neige osciller vers la vie…
Pourtant, il s’est enfui, cet hiver ; mais qu’un van
De ciel gis nous disperse en nuée - c’est la pluie !
Le dôme devenu vide et pur s’éclaircit,
La pâture verdit, explosant dans la joie.
Mais où sont nos chanteurs ? Une abeille a repris
Son labeur de commis, sans crainte d’être proie
À plus grand prédateur ; des fourmis acheminent
Le couple foudroyé ; ton verger s’illumine.
(1984)
09:47 Publié dans Kiosque à chimères, morceaux choisis | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, poème, écriture






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