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samedi, 26 avril 2008

Blogème XLI

Certains passent à travers le temps de façon si commode qu’il ne les érode ni ne contribue à leur mûrissement. Ils sont nés vieux tout simplement.

vendredi, 25 avril 2008

Blogème XL

Quelquefois, bouche-toi les oreilles avec de la ouate imbibée de cire, et mets-toi devant un arbre moussu, à l’ombre de la plus forte branche, là où la lumière semble se séparer de la poussière qui monte du sol ; n’est-ce pas un soulagement de ne plus entendre le son de ta propre voix ?

jeudi, 24 avril 2008

L’ardoise des jours

Il faut la pauvreté pour sonder l’instant sans réserve
Et l’aride splendeur d’un cœur trop meurtri – mais
Que peut l’enfouissement, ce désert, le silence
S'il ne s'y glisse pas un soupçon d'air, un fil d'éternité ?

(1994)

 

Blogème XXXIX

Ceux qui ne ressentent nulle crainte à rechercher la compagnie des enfants, c’est à peu de choses près qu’ils se suffisent à eux-mêmes. Les jouets qu'ils tiennent dans les mains déjà tombent dans un autre monde.

mercredi, 23 avril 2008

Blogème XXXVIII

Un aphorisme résulte moins de l’expression de la vérité que d’une modalité particulière de l’attention à ce qu’il y avait au départ de plus informe en nous.

mardi, 22 avril 2008

Blogème XXXVII

Sans en être autrement fier, prends le temps de remarquer les changements qui s’opèrent en toi : les fines peaux qui se détachent, çà et là, de ton dos… les ongles et les cheveux qui poussent, poussent n’importe comment… et enfin ces douleurs articulaires qui ne sont après tout qu'une extension des fils de ton écheveau intérieur...

lundi, 21 avril 2008

Blogème XXXVI

Ne sois pas trop prompt toutefois à te dire modeste : il n’y a pas de quoi. Modeste, immodeste, deux versants de la même arrogance, de la même paresse, de la même crédulité.