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dimanche, 06 avril 2008

Blogème XIX

Lors de ta naissance, comme le monde a dû te paraître vaste… Avec tes premiers pas, il s’est encore profusément agrandi… À l’heure de l’irrémédiable clarté, au bord du noir sans retour, c’est toi qui seras devenu immense et en même temps si léger, si diminué !

Blogème XVIII

Préfère l’aveuglement au regard lorsque celui-ci gêne le passage vers l’autre rive.

samedi, 05 avril 2008

Blogème XVII

Prophète : point nodal d’agitation où l’imprudence rejoint l’impudence.

Blogème XVI

Que puis-je t’apprendre que tu ne saches déjà ? Que la lune est changeante dans le cercle de nos sanctuaires, ni trop ronde, ni trop mince, l’onde fuyante, et le plaisir ce simple éclair effacé à l’instant même de son apparition ?

Blogème XV

Mes insomnies, qui les soignera ? Je ferme l’unique porte en espérant que tu attendras le tout dernier instant pour entrer par la fenêtre avec la messagère ailée, celle qui annonce aux hommes que la vie n'est pas encore l'avènement d'un désastre total et la beauté ce grand bal mortuaire à visiter dans l’exécrable puanteur d’une décomposition...

vendredi, 04 avril 2008

Blogème XIV

Philosophe : ta pensée est semblable à ces marins qui chevauchent la chevelure ondoyante des océans, à la fois lucides et totalement inconscients des abîmes de sensations qu’il y a dessous. Ta pensée, reçois-la comme une doublure des fluides en circulation, une eau qui s’accumule et transborde le temps.

jeudi, 03 avril 2008

Blogème XIII

Étudiant : ce que je te souhaite de rester tout au long de ton parcours terrestre ; tu n’es encore personne, et cependant déjà ta propre mesure, oui, une graine innombrable portée par les pennes du vent...

mercredi, 02 avril 2008

Blogème XII

Poète : tu chantes tout bas ce qui s’époumone sur les places publiques – tu cries à la face du monde ce que même les dieux ont préféré taire.

Blogème XI

Que l’ouvert et le fermé pareillement t’absorbent ! Tout étant question de seuil, tu n’iras pas plus loin que ton ombre, car camper sur les frontières est devenu avec les années ta vocation secrète, ton geste blanc, l’espace illimité de ta rêverie.

mardi, 01 avril 2008

Blogème X

Qui se soucie de l’étranger sans voix et sans destin, qui donne à boire à la mésange dont les laudes nous escortent tout au long du jour?

lundi, 31 mars 2008

Blogème IX

Celui qui suit non des traces mais des chemins, il est bien improbable qu’il se perde, et plus encore qu’il se trouve.