vendredi, 05 juin 2009
Blogème LXXXVII
Laisse parler tes instincts, aussi absurdes puissent-ils paraître à première vue. Inutile d’en tempérer leur caractère aveugle et irréfléchi, le tremblement de certitude qui semble les animer. Du reste, c’est seulement lorsque tu les auras vraiment admis comme tels, avec leur bassesse et leur incomparable vulgarité, avec leur dose d’abrutissement, leur tristesse, leur désespérante monotonie, qu’il leur arrivera de relâcher un peu leur emprise sur ta volonté.
22:57 Publié dans Blogèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature, poésie, aphorisme







